Chers déterreurs de blaireaux,
Je vous vois, armés de vos outils et de votre obstination sans faille,
Fouillant la terre à la recherche de secrets d’un autre âge,
Redonnant vie à des histoires que d’autres avaient laissé s’éteindre.
Vous creusez, encore et encore, espérant trouver la gloire dans la poussière,
Mais à quoi bon, je vous le demande ?
À ressasser les querelles du passé,
À réveiller des fantômes qu’on préférait voir au repos.
Sachez que je suis de l’autre camp, celui des « anti » :
Anti-répétition des erreurs déjà faites,
Anti-souvenir des querelles enterrées,
Anti-réveil des blaireaux endormis.
Il y a une sagesse dans l’oubli, un art à laisser les choses en paix.
Car à force de creuser, ne risquez-vous pas de tomber dans vos propres trous ?
Alors, avant de brandir votre pelle pour une nouvelle fouille,
Pensez-y à deux fois : est-ce vraiment nécessaire ?
Ou est-ce juste un moyen de ramener le chaos dans un monde déjà bien agité ?
Sur ce, je vous laisse à vos fouilles… mais n’attendez pas que j’applaudisse si vous déterrez un autre blaireau.